Elena PIACENTINI

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Elena Piacentini est née en Corse en 1969 et a grandi dans un village perché à 500 mètres d’altitude, face à la mer, entre des parents aimants et une grand-mère aux fourneaux. De ses premières années au milieu des chèvres et de ses vagabondages dans le maquis, elle a conservé le goût de la liberté et des rêveries. Perchée sur la branche d’un arbre, elle a beaucoup voyagé. C’est par la poésie qu’elle arrive à l’écriture, par l’entremise de Baudelaire qu’elle découvre Poe.

À 13 ans, un de ses poèmes est retenu pour figurer dans une anthologie de la jeune poésie. Après une lecture publique, elle jure de ne plus être publiée, mais continue d’écrire sur des feuilles volantes.

À 16 ans et demi, bac en poche, elle franchit la Méditerranée pour un périple qui l’emmènera toujours plus au Nord.

En 1991, elle « monte à Paris », intègre une grande entreprise du bâtiment puis rejoint le monde du Conseil. En 1993, elle pose ses valises à Lille, où elle travaille aujourd’hui encore en freelance, sur des dispositifs de détection et d’évaluation des potentiels.

En 2006, elle relève le défi lancé par son mari et écrit Un Corse à Lille, donnant naissance à Pierre-Arsène Leoni, commandant à la section homicide de la PJ lilloise, auquel elle prête sa propre grand-mère, ce qui la décide à chercher un éditeur de son vivant, en dépit de la promesse qu’elle s’était faite. Le premier à répondre est Ravet-Anceau et l’ouvrage paraît en 2008. Un Corse à Lille est en finale du prix du premier roman de la ville de Lens. Suivront Art brut, puis Vendetta chez les chtis (dont elle n’assume toujours pas le titre).

En 2012, la série des Leoni se poursuit chez Au-delà du raisonnable avec Carrière noires. En 2013, Le Cimetière des Chimères reçoit le prix Calibre 47 et Soleil noir. En 2014, Des forêts et des âmes entre dans la sélection du Prix des lecteurs Quais du polar et celle du Grand prix de littérature policière. Aux Vents mauvais, soutenu par Michel Bussi, paraît en 2016. Eté 2015, elle reçoit le coup de fil d’un producteur et accepte de concevoir pour la télévision « quelque chose qui se passe en Corse ». Guidée par Catherine Touzet qui lui transmet les ficelles du métier, elle crée Tensions sur le cap Corse, dont les rôles principaux sont tenus par Amira Casar et Richard Borhinger.

En 2017, elle fait une infidélité à son commandant et se fixe un nouveau défi : accoucher d’une héroïne, écrire au présent une histoire inspirée d’un fait divers, et en faisant la part belle aux synesthésies. Comme de longs échos, paru chez Fleuve noir, reçoit le prix Transfuge du meilleur polar français et figure dans la sélection du Point des 20 romans de l’année.

Fin août 2019, Mathilde Sénéchal fera une dernière apparition, dans un roman qui a pour titre Vaste comme la nuit.

Faits divers, travers et dérives de société, pans d’histoire contemporaine… son univers romanesque est livré avec des morceaux de réel dedans. La psychologie de ses personnages est nourrie par son métier.

Entre deux romans, elle écrit des nouvelles.

Son dixième roman est en gestation et aura l’accent du Sud.

Mariée, elle est maman de deux filles et déesse d’un énorme chartreux. Elle adore le chocolat noir, les arbres, cuisiner, le ciel d’août en Corse, la mer en hiver, les parfums. Elle aimerait avoir plus de temps pour dessiner, peindre, coller et colorier.

 

Absit reverentia veroLoin de la peur de la vérité

Vaste comme la nuit, le nouveau roman d’Elena Piacentini paraîtra en 2019 chez Fleuve Editions.

Elle travaille actuellement à l’écriture de son dixième roman.

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Photo : Laurent Maheux