Michel Robert

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Verba docent, exempla trahunt – « Les mots enseignent, les exemples entraînent ».
Michel Robert est né en février 1964 et est le père de deux enfants. Après des études littéraires, il a mené une carrière intense de sportif de haut niveau dans le hand-ball. Il s’est reconverti avec succès dans l’écriture de romans de fantasy. Depuis, il a quitté Paris et s’est installé en pleine campagne, au milieu des arbres et des chevaux.
Michel Robert a tout d’abord repris le cycle de la Malerune, de Pierre Grimbert, pour le terminer en deux tomes salués par le public. Puis, il a déployé sa propre fantasy, avec le cycle de L’Ange du Chaos, qui figure parmi les meilleures ventes de l’Imaginaire français avec 200 000 exemplaires vendus (grand format et poche confondus en langue française).
Hétéroclite, fidèle et passionné, le public de Michel Robert se compte tout autant chez les femmes que les hommes, de 17 à 77 ans.
Si l’auteur s’est lancé dans la voie de l’écriture, c’est pour créer une fantasy qu’il recherchait en tant que lecteur adulte mais qui n’existait pas.
La fantasy de Michel Robert est moderne, sombre, rythmée, héroïque. À mi-chemin entre GOT et de la série Spartacus, elle se destine principalement aux adultes.
Le cycle de L’Ange du Chaos repose sur son héros bad boy, Cellendhyll de Cortavar, dont on suit le destin violent et tourmenté au fil de ses aventures, mais également celui des personnages qui l’entourent et qui évoluent tout au long de la saga.
Chaque roman comprend une intrigue qui se termine à la fin de chaque tome mais le cycle développe également une trame générale qui gagne peu à peu en importance au fil des opus pour devenir incontournable.
Si la fantasy de Michel Robert occupe une place prépondérante dans l’Imaginaire français, c’est grâce à un certain nombre de spécificités qui ont d’emblée conquis le grand public : un style d’écriture efficace, incisif, précis, qui laisse la part belle à ses personnages ; une fantasy d’action, épique, sensuelle, avec une description des combats travaillée en une chorégraphie complète, minutieusement décrite, qui frappent l’imagination du lecteur.

Après le cycle de L’Ange du Chaos (dix tomes dont neuf parus), Michel Robert démarre un cycle ambitieux, Largo Callahan, explorant ainsi un tout nouveau genre : le western-fantastique dont les deux premières parties paraîtront en janvier et octobre 2019 dans la collection « Fleuve Noir ».

Largo Callahan

« — Hé, tu as juré, motherfucker ! Détache-moi !

— Je t’ai donné ma parole, amigo. De ne pas te tuer. Et je vais tenir ma promesse, ce n’est pas moi qui vais m’occuper de toi.

Callahan se roula une nouvelle cigarette, qu’il alluma, avant de reprendre dans un nuage de fumée :

— Vois-tu, ou plutôt non, car ça ne se voit justement pas, mais je suis un Apache Mimbreňo. Et nous autres, les Apaches, nous sommes des pros en matière de vengeance et de torture. Aussi je me suis dit que ce serait dommage de ne pas profiter de telles aptitudes avec une pourriture dans ton genre… et je me suis demandé : quelle méthode utiliser ? Te couper les paupières et te laisser griller au soleil jusqu’à devenir complètement fou, c’est plutôt pas mal niveau supplice. Cependant, je l’avoue, je ne suis pas un expert en découpage de paupières et je ne voudrais pas saloper ma vengeance… le souci du travail bien fait, tu comprends ? Allumer un petit feu entre tes cuisses et te cramer les parties très, très lentement, c’est bien aussi. Ou t’attacher à un arbre, les pieds en l’air, et te griller le crâne à petit feu après t’avoir cloué les testicules sur le tronc, hum, plutôt inventif dans le genre exotique, non ?

— Tu n’es qu’un malade ! Détache-moi, je t’ai tout dit, on a passé un marché !

— Tu as tué mon père, pinche cabrón ! Vous avez tué mon père, gratuitement, vous l’avez tué sous mes yeux ! Alors tu vas crever toi aussi ! Et ce sont mes petites amies qui vont s’occuper de toi.

Sa tirade achevée sur cette tonalité cruelle, Largo écrasa son mégot, l’enterra et retourna à son alezan brûlé. Il ouvrit une de ses sacoches de selle et en sortit deux bocaux remplis d’un liquide ambré.

Kendall se débattit pour se libérer, une fois encore, mais il avait perdu tellement d’énergie, de sang, que ses efforts ne servirent qu’à l’affaiblir un peu plus encore.

Largo revint jusqu’à lui, ouvrit l’un des bocaux, laissa tomber le couvercle, et de l’index préleva une noisette de liquide sirupeux qu’il goûta :

— Hum, savoureux !  Il entreprit alors de répandre le liquide doré sur le corps de Kendall, et partout sur son visage. Il rejeta le pot vide, récupéra l’autre, qu’il ouvrit et versa, cette fois, en une ligne continue, qui partait des pieds du prisonnier jusqu’à une sorte de monticule brunâtre en forme de dôme, un peu plus loin, placé à la limite de son champ de vision.

Sur le trajet, Largo ramassa un morceau de bois mort et s’en servit pour larder le monticule de coups de bâton. Le résultat ne tarda pas à se produire. »

Actualités

Cela démarre très bien pour Largo Callahan dans les médias !

Le jeudi 14 février Michel Dufranne dans le RTBF – 6/8 Matin Première, l’édition d’info matinale de la 1re radio belge a beaucoup aimé : « Un récit purement jubilatoire » !

https://www.rtbf.be/auvio/detail_matin-premiere?id=2459998&fbclid=IwAR1U-3jJxKD0_nXsmbmjQjJ_U-ltS0qWvyY_O7UyZHgi7kgQxtHrVaqveWw

Le dimanche 17 février à 12h30, une autre excellente chronique consacrée à Largo Callahan, débordante d’enthousiasme, a été diffusée sur toutes les antennes de FRANCE BLEU dans le Mag Loisirs Weekend

Photo : coll. part.